Fondée en 121 av J.-C., Valentia (Cité vigoureuse) devient vite, grâce à sa situation le plus grand carrefour de voies après Lyon. Des traces écrites évoquent la richesse des monuments de l’antique Valentia, aujourd’hui disparus.
Terre d’Empire depuis le IXème, Valence est rattachée au Royaume de France en 1446. Au XVIème siècle, l’université fondée en 1452 par le Dauphin Louis II, futur roi Louis XI, attire des professeurs célèbres, des libraires et des imprimeurs. L’art de la Renaissance s’impose avec éclat.
Après les violents épisodes des Guerres de Religion, François 1er décide en 1581 de construire une seconde enceinte et une citadelle afin de ramener la paix et garantir la sécurité des habitants. Les mouvements spirituels et les fondations de couvents de la Réforme catholique dominent le XVIIème siècle.
La fonction militaire se développe au XVIIIème siècle et en 1785 la nouvelle Ecole d’Artillerie accueille le jeune Napoléon Bonaparte. Les idées des Lumières influencent l’aménagement du Champ de Mars et de la promenade du Cagnard sur l’emplacement du rempart extérieur.
Après le génocide arménien (1918-1921), de nombreux ressortissants viennent se réfugier à Valence : aujourd’hui, un Valentinois sur dix est originaire d’Arménie. A l’instar du Vercors, la Seconde Guerre Mondiale fait payer un lourd tribut à la ville : la partie nord de Valence est quasiment rasée dans des bombardements visant le pont sur le Rhône.
A la fin du XIXème siècle, les boulevards s’enrichissent de beaux immeubles et de monuments. Au XXème siècle, la ville rayonne en éventail autour du centre ancien, dotant ses quartiers neufs de construction de qualité, comme les châteaux d’eau du sculpteur Philolaos (1971). Valence est aujourd’hui le centre d’une agglomération de plus de 110 000 habitants.